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Rue89 Bordeaux
Une enquête ouverte sur des violences physiques et sexuelles commises dans les années 1970 au collège catholique de La Brède
#violences #violencessexuelles #enseignementcatholique
Article mis en ligne le 11 février 2026
dernière modification le 10 février 2026

Six anciens élèves témoignent de violences qu’ils ont subies au collège Rambaud de La Brède dans les années 1970. Si certains parlent de violences sexuelles, tous décrivent une maltraitance institutionnalisée perpétrée par le directeur de l’établissement et les surveillants, dont l’un est l’actuel maire de la commune. Trois anciens collégiens ainsi que la direction diocésaine de l’enseignement catholique ont saisi le procureur de la République, qui a ouvert une enquête, même si les faits sont prescrits.

Lorsqu’il arrive à Rambaud pour y redoubler sa sixième au milieu des années 1970, Arnaud Fusté Lambezat ignore qu’il y vivra l’enfer. Ce fils d’artiste, à l’époque en situation d’isolement familial, dit aujourd’hui y avoir subi non seulement des violences physiques, mais aussi, et pendant près de deux ans, des viols et agressions sexuelles de la part du surveillant général de l’établissement, Georges F.

« Pendant des heures d’étude ou pour des raisons que j’ignore, je me retrouvais souvent dans son bureau. Je devais m’asseoir sur le “siège invité”, à droite en entrant. Il fermait toutes les portes à clé », raconte-t-il aujourd’hui à Rue89 Bordeaux. (...)

Aujourd’hui, ce musicien professionnel estime avoir été personnellement ciblé du fait de sa situation d’isolement, une fragilité dont son agresseur aurait sciemment joué.

D’autres anciens élèves de ce collège privé catholique font état de violences sexuelles, attribuées elles à un autre surveillant, Jean-Marie C. , lui aussi décédé selon nos informations. Certaines se seraient déroulées à la vue de tous. (...)

Parmi la demi-douzaine de témoignages d’anciens élèves recueillis par Rue89 Bordeaux, seuls trois ont déposé plainte, en partie encouragés par la vague de révélations autour de Bétharram, et, plus récemment, par les témoignages concernant l’ensemble scolaire Saint-Genès à Bordeaux. Tous décrivent parallèlement un climat de violence généralisé, entretenu majoritairement par les surveillants, et couvert par la direction de l’établissement. (...)