Alors que Washington "envisage" d’éventuelles frappes sur l’Iran et déploie toujours un important dispositif militaire au Moyen-Orient, l’Iran a annoncé vendredi qu’un projet d’accord sur le nucléaire serait prêt "d’ici deux ou trois jours".
L’Iran, en quête d’un allègement des sanctions asphyxiant son économie, a dit vendredi 20 février vouloir un accord "rapide" avec les États-Unis, au lendemain de l’ultimatum lancé par Donald Trump, qui laisse planer la menace d’une intervention militaire.
Alors que les deux pays ennemis ont tenu des pourparlers en début de semaine, le président américain a dit se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord avec Téhéran était possible, ou s’il allait au contraire recourir à la force.
Interrogé sur l’éventualité d’une frappe si les négociations échouent, il a répondu vendredi : "Tout ce que je peux dire... c’est que je l’envisage".
"Je dois dire tout d’abord qu’il n’y a pas d’ultimatum", avait lui affirmé le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi sur la télévision MS NOW (ex MSNBC). "Nous discutons simplement entre nous de la manière dont nous pouvons conclure rapidement un accord. Et un accord rapide est quelque chose qui intéresse les deux parties".
L’Iran attend en échange une levée des sanctions, qui pénalisent depuis des décennies son économie, entraînant une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la monnaie nationale, le rial. (...)