Le président iranien Massoud Pezeshkian a demandé l’ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis, a rapporté lundi 2 février l’agence de presse Fars. Cela dans un contexte de tensions avec Washington qui n’écarte pas le recours à la force militaire.
(...) Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi et le représentant américain Steve Witkoff pourraient se retrouver dans les prochains jours en Turquie ou dans une autre capitale régionale, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. En effet, la Turquie, l’Egypte, l’Arabie saoudite et le Qatar ont joué depuis plusieurs jours les intermédiaires pour faire baisser les tensions entre Téhéran et Washington et empêcher une attaque militaire contre l’Iran.
Mais Téhéran insiste sur le maintien de son programme d’enrichissement d’uranium à un niveau civil et refuse de négocier sur son programme balistique. Or, les Etats-Unis demandent l’arrêt total du programme nucléaire et la réduction de la portée des missiles iraniens Dans ces conditions les négociations ne seront pas chose facile. (...)
Téhéran a par ailleurs vivement réagi à des déclarations du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui avait appelé l’Iran à faire des concessions. Les autorités iraniennes ont affirmé que la France n’avait « aucune place légale ou morale » pour intervenir ou même s’exprimer sur le processus de négociations.
Le président américain a, lui aussi, fait un pas dans le sens de la négociation. « J’espère qu’on va trouver un accord », a déclaré Donald Trump à la presse. « Si n’avons pas d’accord, nous allons voir si (le guide suprême) avait raison ou non », a-t-il ajouté.