Sous-estimé par rapport à la menace djihadiste, le terrorisme d’ultradroite connaît un inquiétant renouveau en Europe et dans les démocraties occidentales. Enquête sur un phénomène méconnu, qui laisse planer le risque d’attentats de grande ampleur.
Le djihadisme n’est pas la seule menace terroriste à peser sur la France. Ces dernières années, plusieurs projets d’attentats fomentés par l’ultradroite ont été déjoués sur le territoire. Parmi les personnes arrêtées – citoyens d’apparence ordinaire ou jeunes militants identitaires –, certaines s’étaient radicalisées en réaction aux attentats djihadistes de 2015. Pourtant, la justice française hésite encore à qualifier ces actes de "terroristes" et le phénomène reste peu renseigné. Alors que ces groupuscules aux techniques de milices multiplient les agressions contre des ennemis désignés – juifs, musulmans, immigrés, homosexuels…–, la France commence tout juste à prendre la mesure du défi. L’Allemagne, elle, y fait face depuis le début des années 2000 et les scandales liés à l’infiltration par des néonazis de la Bundeswehr et de la police. (...) (...)
Convoquant des experts, des figures de l’ultradroite, des repentis et des proches de victimes, cette enquête glaçante met en évidence un phénomène méconnu, explorant la nébuleuse de réseaux transnationaux de plus en plus structurés. (...)
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– (contre-attaque)
À Lyon, 102 agressions fascistes recensées depuis 2010, dans une impunité presque totale
On entend ces derniers jours les éditorialistes renvoyer dos à dos la violence de l’extrême droite et de l’extrême gauche, comme si ce n’était pas la première qui engendrait la riposte. Personne ne rappelle qu’à Lyon, c’est la terreur fasciste qui règne depuis de longues années, en toute impunité. Le média Rue 89 a recensé 102 agressions de groupuscules fascistes dans la capitale des Gaules entre 2010 et 2025. 70% d’entre elles restent impunies. Voici une liste non exhaustive d’affaires marquantes dont vous n’entendrez pas parler à la télé : (...)