La dix-septième épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a déjà dépassé les frontières du pays. Après un décès enregistré en Ouganda, le Soudan du Sud est en alerte, le Kenya renforce ses préparatifs et les États-Unis déconseillent désormais à leurs ressortissants de se rendre en Ituri. Une crise sanitaire désormais régionale, qui se développe dans l’une des zones les plus enclavées et instables de l’est congolais. L’OMS a statué dimanche 17 mai 2026 que le virus « constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ».
(...) Mongwalu est une zone minière à forte mobilité. Les flux de personnes partent dans toutes les directions : vers le Nord-Kivu, vers la Tshopo, et surtout vers l’Ouganda et le Soudan du Sud. Ce sont ces corridors qui inquiètent le plus Africa CDC.
Insécurité et risques pour les équipes sanitaires
Sur ces mêmes axes, l’insécurité est quasi-permanente. La milice Codeco est toujours active dans cette zone. En novembre dernier, les FARDC ont découvert une dizaine de caches d’armes sur les routes menant à Mongwalu, dont 108 fusils AK-47 et quatre mitrailleuses.
Dans ce contexte, envoyer des équipes sanitaires, transporter des échantillons vers les laboratoires de Bunia ou organiser des enterrements sécurisés devient aussi une opération à haut risque pour les agents de santé. (...)