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RFI
« Nous honorerons son héritage », les Palestiniens saluent la mémoire de la diplomate Leïla Shahid
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #famine #tortures #cessezleFeu #LeilaShahid
Article mis en ligne le 19 février 2026

Ancienne représentante de la Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid, décédée mercredi 18 février à 76 ans, s’est imposée pendant des décennies comme une interlocutrice centrale des autorités et des médias, laissant l’image d’un engagement constant au service de son peuple. Dans les territoires palestiniens, les hommages affluent.

Leïla Shahid est décédée mercredi 18 février à l’âge de 76 ans, après avoir été gravement malade durant plusieurs années. Elle avait consacré sa vie à rendre visible la cause palestinienne sur la scène internationale.

Interlocutrice incontournable des pouvoirs publics français, invitée régulière des médias, Leïla Shahid était aussi décrite comme une avocate infatigable de la Palestine. Pour de nombreux Palestiniens, elle incarnait avant tout leur voix à l’étranger.

Beaucoup saluent son franc-parler et ses prises de position passionnées, qui détonnaient dans le monde de la diplomatie. Elle appartenait également à une génération pour laquelle l’exil n’était pas une abstraction, mais une expérience fondatrice. La Palestine, Leïla Shahid ne l’avait découverte qu’au début des années 1990, lorsque l’Autorité palestinienne s’est installée à Ramallah.

Pour Majed Bamieh, observateur permanent pour la Palestine auprès de l’ONU, « elle était universelle, tout en restant profondément palestinienne ». Il souligne qu’elle « a su rester militante en étant diplomate, tout en brisant sciemment les codes de la diplomatie ». (...)

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 Leïla Shahid, la Palestine chevillée au corps

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Elle aimait parler de « cycles » en évoquant la vie, dont la sienne, comme on évoque le cycle des saisons. Dès son plus jeune âge, Leïla Shahid a la Palestine chevillée au corps et au cœur. Elle naît en juillet 1949 au Liban, quelque mois après la Nakba où plus de 750 000 Palestiniens sont chassés de leurs terres. Sa mère, Sirine Husseini, partisane du mouvement nationaliste palestinien, a été déportée au pays du Cèdre depuis le milieu des années 1930. Elle est issue d’une famille de notables de Jérusalem : le grand-père de Leïla est le maire de la ville sainte de 1906 à 1909, son arrière-grand-père l’est également, ainsi que député au Parlement ottoman. Son père est le Palestinien Munib Shahid, arrivé au Liban en tant qu’étudiant à l’Université américaine de Beyrouth lorsqu’il rencontre Sirine.

Mais depuis l’exil, la Palestine est omniprésente dans la vie de Leïla Shahid, d’autant que nombre de dirigeants de l’OLP sont en exil dans la capitale libanaise. (...)