L’ancien dirigeant nationaliste Alain Orsoni a été abattu, lundi, lors des obsèques de sa mère dans le village de Vero, en Corse-du-Sud. Figure du nationalisme corse, il était âgé de 71 ans. Le nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) s’est saisi de l’affaire.
Les faits se sont produits autour de 16 h 30 à Vero, à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio. Il est décédé sur place, d’une balle unique, "un tir à longue distance", a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, sur place.
Mais rapidement l’enquête a basculé au tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), cosaisi avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, ont annoncé à l’AFP le Pnaco et le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. (...)
Alain Orsoni était venu spécialement du Nicaragua où il vit (...)
Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère, lui-même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard naît son fils, il s’appellera Guy, présenté aujourd’hui par la police comme "une personnalité saillante du banditisme corse".
Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.
C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni au Petit Bar.
Ancien président de l’AC Ajaccio
Mi-mai, Guy Orsoni, aujourd’hui âgé de 41 ans et détenu, a d’ailleurs été condamné à 13 ans de prison à Marseille pour avoir voulu tenter d’assassiner en 2018 Pascal Porri, membre présumé du Petit Bar. Ce même Pascal Porri qui est de son côté mis en examen dans une enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni en septembre 2018. (...)