Les quotidiens nationaux n’existent pratiquement plus sur le papier et gonflent leurs nombre d’abonnés sur internet. Dans le déni de réalité, masquant la réalité des chiffres, comprenant que les aides publiques ne parviendront pas à les sauver, certains imaginent leur avenir au travers d’un financement parallèle comme Le Figaro ou en bradant comme Le Monde leur contenu à Google comme à Chat GPT.
Les milliardaires possèdent l’intégralité de la presse quotidienne nationale française. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne l’ont pas fait prospérer. Pire même, elle a quasiment disparu sous sa forme papier et sa transition sur internet ne connait pas le succès annoncé. Il faut dire que Bernard Arnault, Xavier Niel, la famille Dassault n’ont pas investi la presse quotidienne nationale pour la sauver mais pour avoir un levier de pression sur le pouvoir politique (...)
Les chiffres de ventes des quotidiens nationaux pour le papier en décembre 2025 qui viennent d’être publiés ne sont pas alarmants, ils signifient l’acte de décès de ce mode de diffusion. (...)
Dans le détail, cela donne par ordre croissant : La Croix 1539 exemplaires, L’Humanité 2403 exemplaires , Libération 5679 exemplaires, Le Figaro 9413 exemplaires, Le Monde 14304 exemplaires , Aujourd’hui en France 32633 et L’Equipe 36449 (Chiffres ACPM décembre 2025). Comme 70% de ces ventes sont réalisées sur la seule région Ile de France, la conclusion s’impose d’elle même : ces quotidiens nationaux n’ont plus de national que le qualificatif.
Cette disparition avait été annoncée par les pouvoirs publics. (...)
Désinformation sur les chiffres publiés par les quotidiens nationaux
Persuadés que la puissance de leurs actionnaires milliardaires leur garantira un niveau d’aides publiques leur permettant de rester à flots, les dirigeants des quotidiens nationaux n’ont cessé de se mentir à eux-mêmes comme à leurs lecteurs. En présentant pour eux mêmes comme pour leurs concurrents des chiffres trafiqués. (...)
Pour doper leurs chiffres, les quotidiens nationaux ont, en effet, pris l’habitude, de comptabiliser comme abonnés toutes les personnes qui se partagent, au sein d’une famille ou d’une entreprise les mêmes codes d’accès. Ce qui contribue à multiplier, dans certains cas, par deux ou trois, le nombre d’ abonnés internet. (...)