Aux termes du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre dans la bande de Gaza, le rôle de l’Autorité palestinienne, qui dirigeait le territoire jusqu’à ce que le Hamas en prenne le contrôle en 2007, est resté flou.
La gestion du territoire doit être confiée de manière transitoire au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), composé de 15 technocrates palestiniens et placé sous l’autorité du « Conseil de paix » présidé par Donald Trump, jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne, dirigée par le président Mahmoud Abbas, ait mis en place un programme de réformes.
Le plan Trump exclut en revanche tout rôle pour le Hamas et les autres factions armées palestiniennes.
Après une précédente visite à Jérusalem le 24 janvier, Steve Witkoff a de nouveau rencontré mardi Benyamin Netanyahu, au lendemain de l’ouverture très limitée du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Égypte. (...)
L’Autorité palestinienne ne participera « en aucun cas » à la gouvernance de la bande de Gaza après la guerre, a affirmé mardi 3 février le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à l’émissaire américain Steve Witkoff, en visite à Jérusalem. (...)
À Gaza, la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions d’habitants. Fermé depuis mai 2024 par l’armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d’importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l’entrée d’aide humanitaire internationale.
Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts (...)
Lire aussi :
– (France24)
En plein hiver à Gaza, "la moitié des habitants vivent dans des tentes délabrées”
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, des frappes israéliennes continuent de toucher la bande de Gaza. La population tente de survivre dans des conditions très précaires, que l’hiver a aggravées : les pluies ont inondé de nombreux abris et le froid a déjà causé la mort d’au moins dix enfants, faute de chauffage ou de vêtements adaptés. Des ONG comme celle d’Ismaïl al‑Khalili aident comme elles peuvent les Gazaouis.
Plus de 500 personnes ont été tuées depuis octobre 2025 à Gaza par des bombardements, alors que la majorité des habitants continuent de vivre dans des tentes de fortune.
Chaque jour, entre 110 et 115 camions humanitaires en moyenne entrent dans la bande de Gaza, un chiffre très en deçà des 600 camions prévus dans l’accord de cessez-le-feu. La récente réouverture du poste de Rafah avec l’Égypte n’a pas encore entraîné de hausse significative de l’aide humanitaire, car elle concerne surtout la circulation de personnes.
Pour combler ce manque de vivres et de soins, des petites ONG et des collectifs locaux redoublent d’efforts, avec des moyens limités.
Parmi eux, le collectif The Sameer Project fournit des tentes aux déplacés et tente de répondre aux situations d’urgence.
"Les tentes disponibles sur le marché sont de mauvaise qualité" (...)