Le point de passage de Rafah, seul cordon ombilical de l’enclave palestinienne vers l’Égypte qui ne transite pas par le territoire israélien, rouvre ce dimanche 1er février au matin. Cette reprise du mouvement intervient dans un climat d’extrême tension : les bombardements du samedi 31 janvier ont été les plus meurtriers depuis le début de la trêve, avec un bilan de 32 morts selon les sources locales. Mais le passage se fera sous un contrôle sécuritaire drastique de l’armée israélienne et une supervision internationale.
La réouverture annoncée par l’armée israélienne sera strictement encadrée. Le passage ne sera autorisé qu’aux piétons, avec un flux limité à environ 150 personnes par jour circulant à bord de bus organisés. Côté Gaza, ce sont des agents de l’Autorité palestinienne qui géreront les opérations, sous l’œil des observateurs de l’Union européenne, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.
Mais Israël conserve un droit de regard absolu sur la sécurité. Chaque voyageur devra obtenir un feu vert préalable des autorités israéliennes. Pour ceux qui regagnent l’enclave un second filtrage sera effectué par l’armée israélienne dans un couloir dédié, situé juste derrière la frontière. (...)
L’essai de dimanche concerne les modalités de contrôle des entrées et sorties. Israël devrait contrôler avec des caméras de reconnaissance faciale et une éventuelle fouille avant l’entrée à Gaza. Les premières personnes à traverser le point de passage de Rafah devraient être surtout des urgences humanitaires. (...)
Contexte de cessez-le-feu précaire
Cette réouverture, prévue dans le cadre du plan Trump accepté en octobre, intervient dans le contexte d’un cessez-le-feu très précaire. Des frappes israéliennes samedi ont ainsi fait 32 morts selon la Défense civile de Gaza, dont des femmes et des enfants, Israël déclarant de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu. (...)