Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Chronique Palestine
Il n’y a pas de cessez-le-feu à Gaza pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu de guerre
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #famine #tortures #cessezleFeu
Article mis en ligne le 16 janvier 2026
dernière modification le 15 janvier 2026

Quand il est arrivé à l’hôpital, son enfant dans les bras, les soins intensifs étaient hors service. Alors il s’est installé dans un coin, et pendant des heures, il a chanté des prières, jusqu’au dernier souffle de l’enfant qu’il berçait contre lui.

Dans l’immense cratère creusé par les bombes larguées sur des tentes dans le quartier d’al-Zeitoun, jeudi, à Gaza-Ville, une enfant cherche des pains enfouis dans le sable.

Il n’y a pas de cessez-le-feu à Gaza, pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu de guerre en Palestine. Mais huit décennies de colonialisme de remplacement conjugué au génocide par paliers. [1]

On ne met pas un terme à 80 ans de nettoyage ethnique en donnant une couverture légale à un régime colonial d’occupation militaire. Mais en mettant hors d’état de nuire les auteurs et en démantelant l’entité qui viole un à un tous les principes du droit international.

Il n’y aura pas de trêve en Palestine tant que les notions de sionisme et son corollaire, le colonialisme de remplacement, resteront absents du discours politique et médiatique.

Le fait est qu’à la libération des camps, il ne s’est trouvé personne en Europe pour dire « restez » aux rescapés. Les seuls à avoir compris que le sionisme était une erreur étaient les Juifs eux-mêmes. [2]

En France, les médias essaient de nous faire croire que nous comprenons mal ce que nous voyons, qu’un enfant visé à la tête n’est pas un enfant visé à la tête. Reconnaître pour ce qu’ils sont les groupes de résistance et les actes de résistance est criminalisé, tandis que les accusations d’apologie du terrorisme et d’antisémitisme n’ont pas pour but de protéger quiconque, mais de justifier un génocide. (...)

On ne stoppe pas un génocide en lui donnant une couverture morale et politique et en armant ceux qui le commettent.
On ne met pas un terme à l’oppression coloniale en déshumanisant le peuple qui résiste.
Ce n’est pas en « demandant » à l’occupant de laisser entrer un peu plus de camions qu’on met fin à un blocus génocidaire.
Ni en refusant de nommer l’agresseur et en fabriquant une prétendue « immunité » à un criminel de guerre sous mandat d’arrêt international qu’on « œuvre pour la paix ».

Voilà pourquoi l’occupant poursuit à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la politique qu’il mène depuis toujours, et qu’il a toujours été encouragé à mener : déposséder, expulser, voler, enfermer, assassiner, bloquer, couper.
Voilà pourquoi les Palestiniens continuent de faire ce que leur instinct de survie et leur dignité leur ont appris : résister, reconstruire, contourner, replanter, rétablir, réparer, documenter.

En Palestine, les enfants grandissent trop vite, ou pas du tout. (...)