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France TV Info
Guerre à Gaza : quels sont les pays qui fournissent des armes à Israël ?
#israel #palestine #Hamas #Cisjordanie #Gaza #armes
Article mis en ligne le 11 mai 2024

Les Etats-Unis, qui ont menacé pour la première fois mercredi soir de cesser des transferts d’armements à Israël, sont le premier pays exportateur d’armes vers l’Etat hébreu, suivis par l’Allemagne et l’Italie. Plusieurs pays, dont le Canada et l’Espagne, assurent avoir cessé leurs livraisons après le début de la guerre à Gaza.

(...) L’avertissement lancé par le président américain Joe Biden au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, mercredi 8 mai, dans un entretien sur la chaîne CNN, est clair. Pour la première fois, il pose publiquement des conditions au soutien militaire des Etats-Unis à Israël, menaçant même de cesser des transferts d’armements à son allié historique, en cas d’offensive majeure de l’armée israélienne dans la ville surpeuplée de l’enclave palestinienne.

Depuis les attaques terroristes du Hamas contre Israël le 7 octobre, Washington n’a cessé de confirmer son rôle de premier soutien à Tel-Aviv, mais au fur et à mesure de la riposte israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza, cette position a fini par s’infléchir. La pression internationale s’est aussi accrue sur les pays fournisseurs d’armes à Israël. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, les appels exigeant des gouvernements qu’ils suspendent leurs ventes d’armes se multiplient, face à la poursuite de la guerre et à la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza. (...)

Les Etats-Unis restent le premier soutien historique à Israël (...)

Depuis la guerre du Kippour en 1973, Israël bénéficie également d’un "avantage militaire qualitatif" de la part des Américains. Le principe ? A chaque fois que les Etats-Unis livrent des armes à un Etat arabe voisin d’Israël, ils doivent livrer une technologie compensatoire ou similaire à l’Etat hébreu pour maintenir ses capacités de défense. De plus, en 2016, les gouvernements américain et israélien ont signé un accord pour une aide américaine sur la décennie 2019-2028. Washington s’est engagé à livrer sur cette période 3,8 milliards de dollars d’aide par an (environ 3,6 milliards d’euros).

Après les attaques du Hamas le 7 octobre, seules deux livraisons d’armes à Israël ont été rendues publiques par les Etats-Unis. (...)

Ces livraisons ont été opérées sans le vote du Congrès, dans le cadre d’une procédure d’urgence. Les médias américains ont aussi révélé que les Etats-Unis avaient effectué plus de 100 ventes militaires à Israël depuis le 7 octobre, en contournant le Congrès, écrit le Washington Post. Elles comprennent des milliers de munitions guidées de précision, des bombes de petit diamètre, des armes légères et d’autres équipements létaux.

L’Allemagne a augmenté ses livraisons après le 7 octobre (...)

Berlin fournit à l’Etat hébreu des équipements antichar, des munitions, des véhicules terrestres et des technologies destinées au développement, à la fabrication, à l’exploitation, à l’entretien et à la réparation des armes, détaille le quotidien Die Zeit (...)

L’Italie poursuit ses exportations, malgré des engagements contraires (...)

La France assure ne livrer que des armes "défensives" (...)

La France a ratifié le Traité sur le commerce des armes de 2014, qui stipule que les Etats signataires ont interdiction d’opérer "tout transfert susceptible (…) d’être utilisé pour commettre des actes de génocide, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre". La Cour internationale de justice, saisie par le Nicaragua et l’Afrique du Sud dans deux procédures distinctes, doit justement se prononcer sur cette accusation de génocide commis dans la bande de Gaza, contre laquelle Israël se défend avec véhémence.

Fin janvier, le gouvernement français a assuré que Paris "n’exporte pas et n’exportait pas avant les événements dramatiques du 7 octobre de matériels létaux susceptibles d’être employés contre des populations civiles dans la bande de Gaza", mais qu’il vendait des équipements permettant à Israël d’assurer sa défense. Or, selon une enquête conjointe menée par les médias Disclose et Marsactu en mars, "la France a autorisé, fin octobre 2023, la livraison à Israël d’au moins 100 000 pièces de cartouches pour des fusils-mitrailleurs susceptibles d’être utilisés contre des civils à Gaza".

En réponse, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a affirmé que "la licence française qui a été donnée [pour cette livraison] ne donne pas droit à l’armée israélienne d’utiliser ces composants", mais autorise seulement la "réexportation" vers des pays tiers. Le ministre a assuré que d’autres composants français n’étaient utilisés que "dans des systèmes purement défensifs", comme le "Dôme de fer".

Le Royaume-Uni continue les transferts, malgré les pressions (...)

Le Canada, l’Espagne et les Pays-Bas ont cessé leurs livraisons (...)