Le président américain Donald Trump étudie « activement » un achat du Groenland, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche mercredi 7 janvier, sans écarter l’option de l’utilisation de la force. Washington assure que Pékin veut également mettre la main sur le territoire autonome du Danemark. Dans les faits, Pékin ne contrôle ni territoire ni infrastructures sur place. Mais derrière le fantasme de la « mainmise », il existe bien une stratégie chinoise : discrète, patiente, et résolument tournée vers l’avenir de l’Arctique.
Officiellement, Pékin ne revendique rien au Groenland. Pas de base militaire, ni investissements massifs chinois. Mais la Chine avance autrement (...)
La Chine se présente comme un « État proche de l’Arctique » et privilégie un discours consensuel : recherche scientifique, observation du réchauffement, coopération internationale. (...)
En parallèle, ses entreprises ont tenté d’investir dans des projets sensibles : mines de terres rares, infrastructures aéroportuaires, logistique. Presque tous ont été bloqués ou abandonnés, sous la pression du Danemark et des États-Unis, et plus récemment par les autorités groenlandaises elles-mêmes. (...)
Donald Trump exagère donc la menace de Pékin, mais le président américain pointe une réalité : le Groenland est déjà un terrain de rivalités à venir. (...)