La cour d’appel de Paris a annulé, le 6 mai 2026, le non-lieu dont avait bénéficié Agathe Habyarimana dans l’enquête sur son éventuelle implication dans le génocide des Tutsis perpétré au Rwanda en 1994. Alors que son avocat a annoncé mercredi 13 mai se pourvoir en cassation, RFI a consulté l’arrêt rendu par la cour d’appel. Cette dernière estime que les investigations doivent se poursuivre avant de pouvoir se prononcer sur l’éventuel rôle joué par la veuve de l’ancien président rwandais. Recherche de documents, auditions de nouveaux témoins, investigations... On fait le point sur les raisons derrière cette annulation.
La cour d’appel de Paris n’a pas retenu toutes les demandes des parties civiles. Elle a refusé notamment, à ce stade, de mettre en examen Agathe Habyarimana. Mais elle demande aux juges de poursuivre les investigations. (...)
Elle préconise aussi d’entendre de nouveaux témoins, (...)
Les magistrats demandent également des vérifications aux États-Unis autour d’une lettre qu’Agathe Habyarimana aurait adressée en 1994 au président américain Bill Clinton. (...)
Une reprise de l’instruction permettrait aussi de rajouter au dossier une lettre révélée par Le Monde la semaine dernière. Rédigée en 1994 par un officier rwandais, elle voit Agathe Habyarimana être citée pour son rôle au sein de l’Akazu, le premier cercle du pouvoir hutu qui aurait orchestré le génocide. (...)
Le dossier est ouvert depuis près de 20 ans mais la cour d’appel estime qu’il est trop tôt pour le refermer définitivement.
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