Paloma Moritz : Mais que met-on vraiment derrière le “c’est foutu” ? Qu’est ce que ça veut dire exactement l’effondrement ? Pour creuser ces questions, je reçois aujourd’hui Pablo Servigne, l’auteur qui, avec Gauthier Chapelle, a été l’un des premiers à mettre dans le débat public la possibilité d’un effondrement de notre société. Ensemble nous allons explorer comment parler de l’effondrement, de la situation actuelle mais surtout comment vivre et agir une fois que l’on a conscience de toutes les menaces qui pèsent sur l’avenir. Et je vous rassure non, tout n’est pas foutu.
La crise de la fin du pétrole pourrait être difficile à surmonter, surtout si on ne s’y prépare pas, mais c’est aussi une opportunité, à travers une vraie remise en question, de construire autre chose.
Économiser l’énergie sera le maître mot et tout semble indiquer qu’il faille s’organiser pour être de nouveau autonome au niveau local. Il faut prendre conscience de l’importance de la terre et accepter humblement notre lien à cette terre, en la respectant. Dans les villes, des associations qui proposent de recréer ce lien ont de plus en plus de succès.
Le travail de la terre peut faire peur, mais c’est aussi une source de bonheur et fait en groupe, de convivialité : quoi de mieux dans un monde où l’individualisme est roi et source de désarroi !?? Cela signifie surtout produire en local et manger de nouveau de la nourriture saine ! De plus, contrairement à ce que faisaient nos parents et grands-parents, le labour n’est pas nécessaire, il est même à proscrire. Enlever les mauvaises herbes n’est pas nécessaire non plus, des solutions existent pour se passer d’effectuer cette tâche laborieuse. Quelques vidéos dans l’encadré en haut à gauche sont proposées pour susciter l’envie d’aller plus loin...
De même, les liens proposés dans la colonne de droite, donnent accès à toutes sortes d’initiatives, d’idées, de solutions. (...)
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– (Editions du Seuil)