Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Contretemps
Dossier : police, racisme d’État et glissement autoritaire
#police #racismedEtat #autoritarisme
Article mis en ligne le 31 janvier 2026
dernière modification le 28 janvier 2026

La France contemporaine est indéniablement marquée par un glissement autoritaire. Cette dynamique offre à la police un rôle politique de plus en plus important. Dans cette conjoncture, connaître l’institution policière est une étape indispensable à la critique de l’ordre établi et, par extension, à la formulation des politiques émancipatrices. Nous proposons ainsi à nos lecteurs·rices une compilation de nos principaux articles sur ces questions.

À travers le meurtre de Nahel, la police s’est à nouveau imposée dans le débat politique – seulement quelques semaines après la répression brutale des travailleurs·ses s’opposant à la contre-réforme des retraites et des écologistes luttant pour une répartition juste des ressources naturelles à Sainte-Soline et ailleurs. Toute cette séquence appelle à comprendre comment l’institution policière produit des agents hostiles à l’immense majorité de la population.

Un trait central de la police est son racisme structurel, que des travaux scientifiques mettent en évidence depuis plus de 30 ans. La police incarne ainsi la réalité d’un racisme d’État. C’est dans cette optique qu’il convient d’interroger des unités spécifiques, notamment la BAC dont la raison d’être constitue le quadrillage sécuritaire des quartiers populaires. Au fil des années on dénombre des centaines de crimes dont les institutions dissimulent le caractère racial. (...)

Le glissement autoritaire actuel s’accompagne aussi par une présence policière accrue sur les plateaux de télé, une police qui participe pleinement à la bataille des idées, du côté de la bourgeoisie, légitimant l’imposition de lois toujours plus liberticides à l’image de la loi dite « sécurité globale ».

Dans ce cadre, la justification des violences policières à travers l’idée de violence légitime faussement attribuée à Max Weber est particulièrement révélatrice en ce qu’elle incarne une logique de guerre entretenue par l’État, contre sa population. Ce glissement autoritaire est d’autant plus inquiétant qu’il indique de plus en plus clairement les affinités entre groupes d’extrême droite et la police. (...)

Faire l’histoire de la police permet de comprendre à quel point les interventions extérieures rétro-agissent sur la société française, qui reste encore aujourd’hui traversée par l’héritage colonial et le présent néo-colonial (dans ce qu’on appelle les « Outre-mer » mais aussi dans l’ancien pré carré colonial français en Afrique).

L’attention à ce qui se joue du côté de la police invite également à rouvrir la question carcérale. (...)

Puisque l’État refuse de produire des données sur les violences et les actes racistes commis par ses représentants armés, la documentation réalisée par la société civile joue un rôle essentiel. (...)

Tout comme les violences et discriminations policières ne sont pas un phénomène récent, elles ne sont pas non plus un phénomène exclusivement français. (...)

Les textes que nous rassemblons ici reviennent sur ces différentes questions, et constituent autant de portes d’entrée pour comprendre l’institution policière et penser son dépassement. (...)