Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
RFI
Crues : la tempête Pedro s’abat sur la France, l’épisode d’intempéries est « loin d’être terminé »
#tempetepedro #urgenceclimatique
Article mis en ligne le 20 février 2026

La France continue d’être touchée par les crues et les inondations, alors que la tempête Pedro s’abat sur le territoire ce jeudi 19 février. Quatre départements de l’Ouest sont toujours en vigilance rouge et dix-huit autres restaient placés en vigilance orange pour vent, vagues-submersion ou avalanches, notamment le long de la façade atlantique, sur le littoral occitan de la Méditerranée et dans les Alpes.

L’épisode d’intempéries et de crues qui touche la France est « loin d’être terminé », a estimé ce jeudi 19 février le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. « Il est d’une ampleur exceptionnelle, de par son étendue géographique et la conjugaison des facteurs météorologiques (pluie et vent cumulés, ndlr), et inédits », a-t-il déclaré à des journalistes en marge d’un briefing en cellule de crise avec tous les services concernés (Vigicrues, Météo-France, Enedis...).

Après la tempête Nils qui a balayé la France la semaine dernière, c’est au tour de la tempête Pedro de s’abattre ce jeudi sur l’Hexagone. Quatre départements de l’Ouest du pays (Gironde, Lot-et-Garonne, Charente-Maritime et Maine-et-Loire) sont en vigilance rouge, avec un plan d’urgence pour la ville de Bordeaux. « Depuis le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, un large quart Sud-Ouest et le pourtour méditerranéen », a annoncé Météo-France mercredi. (...)

Les villes de Bordeaux et Angers touchées

À Bordeaux, qui a activé pour la première fois son plan de sauvegarde crues depuis la tempête de 1999, avec annulation d’événements et fermeture d’équipements en bord de Garonne, le fleuve a frôlé son record de l’époque (6,85 mètres contre 7,05 mètres), mais les débordements sont restés limités aux quais et à certains rues adjacentes. Plus à l’est à Libourne, la Dordogne a aussi tutoyé son record de 1999 avec la marée haute venue gonfler davantage le cours d’eau.

Dans le centre d’Angers, en bordure de rivière, la Maine inondait jeudi matin certaines portions de rues et de quai. « (...)

Le trafic ferroviaire très perturbé

Dix-huit autres départements restaient placés en vigilance orange jeudi à 10 heures pour vent, vagues-submersion ou avalanches, dans l’Ouest, notamment le long de la façade atlantique, sur le littoral occitan de la Méditerranée et dans les Alpes. En raison des inondations et des rafales de vent, le trafic ferroviaire « est fortement perturbé » sur les lignes Nantes-Angers, et Bordeaux-Narbonne, selon la SNCF, et les autoroutes A9, A61 et A62 « connaissent des difficultés », a indiqué le ministère des Transports.

Après le passage de cette tempête, « à partir de vendredi, on a un temps plus sec qui devrait se mettre en place sur ces régions » mais « l’arrêt des pluies ne signifie pas l’arrêt des crues » et « le retour à la normale se fera ensuite de manière très progressive », a indiqué mercredi la directrice de Vigicrues, Lucie Chadourne-Facon.

Selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l’évolution du climat, ce qui augmentera les inondations au niveau local. L’imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.