Plus de 500 manifestants ont été arrêtés samedi dans le centre de Londres au cours d’un rassemblement pour demander la levée de l’interdiction du groupe Palestine Action, selon la polic
Plusieurs centaines de personnes s’étaient retrouvées à la mi-journée à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique, au cours duquel beaucoup arboraient la pancarte proscrite "Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action".
Palestine Action est lancé dans une bataille judiciaire contre le gouvernement du travailliste Keir Starmer, qui l’a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l’armée de l’air.
En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était "disproportionnée". Mais le gouvernement a fait appel et la mesure reste en vigueur dans l’attente de l’examen de ce recours. (...)
"L’État criminalise la dissidence"
"La police métropolitaine avait alors déclaré, à juste titre, qu’elle cesserait de procéder à des arrestations", a commenté samedi soir sur X la section britannique d’Amnesty. (...)
"Elle est aujourd’hui revenue à son ancienne politique, qui a échoué : les arrestations massives de personnes brandissant des pancartes, y compris aujourd’hui une femme âgée munie de cannes", a ajouté l’ONG.
Selon Amnesty, "ce n’est pas du maintien de l’ordre", mais "l’État qui criminalise la dissidence". (...)
En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à Palestine Action est pour l’instant passible d’une sanction allant jusqu’à six mois de prison.
L’appartenance au groupe ou l’organisation d’événements de soutien peuvent quant à elles être punies de peines allant jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.
Plus de 2 700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées, à l’issue de dizaines de manifestations de soutien au groupe interdit, selon l’association Defend Our Juries qui les organise.