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Victoire de la mobilisation à Marseille, le projet menaçant le site antique est suspendu
Article mis en ligne le 26 septembre 2017

Lundi 25 septembre 2017 - Depuis déjà une semaine les défenseurs de la carrière grecque du Ve siècle avant J.-C., découverte à Marseille, occupent l’entrée du site pour empêcher le démarrage des travaux qui détruiraient les vestiges. Ce lundi 25 septembre, Vinci, le promoteur du projet, a annoncé au quotidien La Provence vouloir suspendre les travaux, « jusqu’à nouvel ordre et en accord avec les autorités publiques ». Un premier sursis obtenu par la mobilisation.

(...) Article publié le 6 septembre 2017 :
Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondance

« Ici. Vers l’an 600 av. J.-C., des marins grecs ont abordé […]. Ils fondèrent Marseille [...] » Cette évocation s’affiche sur une plaque au milieu du quai le plus fréquenté du Vieux-Port. Venus de Phocée, sur la côte ouest de l’actuelle Turquie, les Grecs furent à l’origine de la première cité de Méditerranée occidentale : Massalia, enracinée au nord de la calanque du Lacydon, aujourd’hui Vieux-Port, sur l’emplacement de l’actuel quartier du Panier (2e arrondissement). Un passé très ancien, source de fierté. Mais, les seules traces visibles du public sont les vestiges du port antique, découverts à la fin des années 1960.

Une autre découverte archéologique agite les débats. En octobre 2016, sur le chantier d’un projet de résidence de standing porté par Vinci Immobilier boulevard de la Corderie (7e arrondissement), les fouilles menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont mis au jour une carrière du Ve siècle av. J.-C.. Le site se trouve sur la « Rive neuve », au sud du Vieux-Port. « C’est la seule carrière aussi ancienne que l’on connaisse ici. Marseille, ce n’est pas n’importe quoi. C’est 2.600 ans d’histoire urbaine en continu », explique à Reporterre Jean-Paul Demoule, président de l’Inrap de 2002 à 2008. « La carrière a servi pour des sarcophages, des petites statues. L’étude de ce site permettra de retracer les méthodes d’extraction », détaille l’archéologue. (...)