Le climatologue et météorologue Robert Vautard reconnaît que les scénarios du Giec sous-estiment déjà les évolutions du passé et qu’il y a de quoi se poser des questions pour le futur.
Face à un été qui bat des records de chaleur et de sécheresse, le climatologue et météorologue Robert Vautard, coordinateur d’un chapitre du sixième rapport du Giec, reconnaît sur franceinfo jeudi 11 août que ces extrêmes dépassent les modèles établis et affirme que les scientifiques sont "tous surpris". Alors que "le calendrier s’accélère", il alerte sur la nécessité de se préparer à 50 degrés en France. (...)
Comme les scénarios du Giec sous-estiment déjà les évolutions du passé, on peut évidemment se poser des questions pour le futur. Mais tant qu’on n’a pas trouvé la cause de cette sous-estimation des modèles sur la situation en Europe de l’Ouest, on ne peut pas l’affirmer. C’est une sujet de recherche. Il est néanmoins probable que les évolutions continueront à être plus fortes que celles qui ont été prédites. Je pense que, particulièrement en Europe, notamment de l’Ouest, il faut se préparer à des températures et à des grandes vagues de chaleur qui peuvent durer tout l’été dans les décennies à venir, voire dans les années à venir. En réalité, nos modèles prédisent une évolution pour aujourd’hui et demain, mais les observations montrent qu’elle est plus rapide que prévue. Typiquement, pour Londres, les vagues de chaleur se sont accrues de quatre degrés alors que les modèles donnent plutôt deux degrés. (...)