Au cours de cette série, l’histoire tumultueuse du FMI en Ukraine est décryptée avec une attention particulière sur la période post-insurrectionnelle de 2014. Le plan d’endettement approuvé au forceps par le gouvernement non élu à l’issue du mouvement révolutionnaire est une aubaine pour l’institution et lui permet de renforcer ses recettes capitalistes dans l’ancienne Union soviétique.
Afin d’éviter à l’Ukraine de faire défaut sur sa dette, scénario dramatique pour le FMI, celui-ci décide d’envoyer des capitaux afin d’assurer le remboursement aux créanciers et d’appliquer des politiques d’austérité illégitimes. Le 27 mars 2014, le FMI annonce l’envoi d’un prêt compris entre 14 et 18 milliards de dollars (10,2 à 13 milliards d’euros), initiative qui permettra de débloquer d’autres crédits internationaux d’un montant total d’environ 27 milliards de dollars sur deux ans. Tous ces envois d’argent sont conditionnés à l’approbation de mesures strictes et pour être sur que l’Ukraine se plie à ces conditions, le reste des financements internationaux sont subordonnés à l’accord avec le FMI, clef de voûte de ce programme ultra libéral.
L’austérité passe en force
Une fois de plus, le point de vue du FMI, loin de faire consensus, passe en force. (...)