Utilisé pour rendre les vaccins plus efficaces, l’aluminium peut rester longtemps dans l’organisme. Des médecins, soupçonnant des effets sur la santé, appellent à approfondir la recherche.
(...) « Il y a un manque de connaissance sur l’aluminium, constate Christopher Exley, biochimiste britannique. On ne sait pas ce que peut provoquer une exposition lente pendant des années ». Il s’interroge sur un lien avec des maladies neurologiques comme la sclérose en plaques. En attendant d’en savoir plus, Michèle Rivasi députée européenne (EELV) réclame un moratoire sur les vaccins utilisant des sels d’aluminium. En mars, les députés du « groupe d’étude sur la vaccination » de l’Assemblée nationale avaient exprimé la même demande, « au nom du principe de précaution ». (...)
En septembre, l’agence du médicament (ANSM) a annoncé qu’elle ne financerait pas la poursuite de ses recherches. Vive protestation de l’association E3M qui rassemble les personnes atteintes de cette maladie. Le Réseau environnement santé (RES) dénonce une « position obscurantiste » des autorités sanitaires. (...)
En juin, rappelant que « les adjuvants restent indispensables », l’Académie de médecine a reconnu que les sels d’aluminium pouvaient pénétrer dans le cerveau, tout en observant « qu’aucune preuve de toxicité neurologique n’était fournie à ce jour ». Surtout, soulignait-elle, « tout moratoire rendrait impossible la majorité des vaccinations ». Alors « la résurgence des maladies prévenues par ces vaccins » ferait bien plus de victimes que les maladies imputées aux adjuvants des vaccins.