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Le Monolecte
Ruptures d’anévrisme
Article mis en ligne le 6 mai 2012

Le capitalisme prospère sur le mythe de la classe moyenne : faire croire à un prolo qu’en bossant toute sa vie pour acquérir son clapier, il a les mêmes intérêts de classe qu’un rentier.

(...)Le moins pire. Même pas. Le saut de la foi. Qui va faire « plaf » en arrivant en bas. Avec le petit bruit mouillé de la pastèque bien mûre qui explose au sol.

Ce n’est plus un vote, c’est un référendum. Pour ou contre Sarkozy.
Voilà à quoi s’est réduite la démocratie. Voilà ce à quoi j’ai le devoir de participer : "pour ta purge libérale, pour ta politique de récession, tu préfères que le véto soit sympa ou pas trop ?
"

Comme d’habitude depuis l’enterrement de la volonté des peuples de 2005, la question ne porte plus jamais sur nos choix de société, mais uniquement sur les modalités d’application du programme unique de restriction massive d’accès aux ressources. Chacun étant, bien sûr, persuadé qu’il arrivera à prendre bien moins cher que son voisin. (...)

Le corps social se meurt de n’être plus correctement irrigué. Il est perclus des anévrismes des plus riches et ils parlent d’une nouvelle saignée. Et ils nous demandent de choisir l’outil qu’ils vont nous plonger dans l’artère ! Nous n’avons jamais été collectivement plus riches qu’en ce moment et jamais plus convaincus que plus rien n’est possible : ni une bonne santé, ni une bonne éducation, ni une bonne retraite, ni rien de ce qui fait une bonne vie !
Nous n’avons jamais été aussi riches et jamais nos imaginaires sociaux et politiques n’ont été aussi pauvres, aussi réduits, aussi mesquins, aussi médiocres.

Tout ceci n’est qu’un vaste mensonge, une sale mise en scène,

la pire des revanches de classe depuis le 19e siècle.

Il est l’heure de se réveiller.

Il est temps de se remettre à exiger.

Ebuzzing