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L’ Humanité
Rio+20 : les droits fondamentaux en danger
Attac France
Article mis en ligne le 12 mai 2012
dernière modification le 9 mai 2012

Jusqu’au vendredi 4 mai, New-York accueille un second round de négociations en préparation de la prochaine Conférence des Nations-Unies pour un Développement Durable (CNUDD) qui se tiendra à Rio de Janeiro (Brésil) du 20 au 22 juin 2012. Les délégués des différents pays sont supposés avancer sur la rédaction d’un projet de déclaration finale qui, en l’état, nous éloigne considérablement des voies pour atteindre des sociétés soutenables, démocratiques et égalitaires.

Un « draft zéro » de cette déclaration a été publiée en janvier dernier par le secrétariat général de l’ONU. Ce projet de déclaration, intitulé « Le futur que nous voulons », refuse d’établir un bilan critique de plus de vingt ans de négociations qui n’ont pas permis d’enrayer les différentes crises écologiques, sociales et économiques dont les conséquences sur les populations et les écosystèmes ne cessent de s’amplifier : dérèglements climatiques, pertes de biodiversité, faim, pauvreté et précarités, accroissement des inégalités, chômage, guerres, etc.

Incapable de prendre la mesure de la gravité de ces crises, ce projet de déclaration a été l’objet en mars dernier d’une première attaque en règle, orchestrée par les pays riches, contre toute référence explicite aux droits des populations. (...)

D’une manière générale, les gouvernements de ces pays s’opposent à tout langage prescriptif, toute référence normative qui pourrait les engager devant leur opinion publique et devant les institutions internationales. (...)

La conservation de la biodiversité, la purification de l’eau, la pollinisation des plantes, la protection des forêts, la régulation du climat et le stockage du carbone etc, sont perçus comme des services écosystémiques qu’il faut intégrer aux marchés, en leur attribuant un prix, pour les faire perdurer... et les rendre profitables. A la marchandisation de la nature, déjà ancienne, s’ajoute sa financiarisation. (...)

Alors que les crises financières et économiques font des ravages, étendre l’emprise de la finance sur les éléments essentiels à la vie est criminel. Attac France, avec es partenaires français, européens et internationaux s’y opposera avec une grande détermination.

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