Police ethnique ? Le SGP, principal syndicats de policiers, manifeste sa vigilance sur des questions de citoyenneté, pour la deuxième fois en peu de temps, après sa dénonciation des « milices armées » que vient de légaliser la Loppsi.
On arriverait ainsi à ce paradoxe qu’à l’heure de l’instauration de l’État policier, la seule résistance sérieuse serait celle… de la police ! Paradoxe apparent seulement : les policiers sont les premiers témoins. Eux voient ce qui s’élabore et se met en place à marche forcée. L’État néo-populiste avec ses milices « citoyennes » et ses jury populaires se profile à notre horizon immédiat. L’autre mouvement de résistance, c’est celui de la justice, bien sûr.
Contre la justice en visioconférence : les juges administratifs ont été jusqu’à manifester, pour dénoncer son application aux sans-papiers. Mais la Loppsi l’a validée pour tous.(...)
Ce sont ainsi les professionnels de la répression qui nous alertent sur la nature inacceptable des politiques de répression qui se mettent en place en application du « livre blanc de la défense et de la sécurité nationale » qui préconise la création d’un « volontariat de la sécurité nationale » – ainsi que s’appelait les « tontons macoutes » en Haïti du temps des Duvalier. Ces « volontaires » pourraient « être sollicités en cas de besoin massif sur le territoire national à l’occasion d’une crise ».
La politique de la guerre civile, en France comme en Lybie...(...)
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