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Réformer la 1ère année de médecine, qui se termine souvent en Bérézina
/AFP
Article mis en ligne le 10 décembre 2015
dernière modification le 7 décembre 2015

La première année des études de médecine ? 80% d’échec, beaucoup d’étudiants redoublants qui n’ont rien après deux ans de fac, un profil quasi uniforme des candidats reçus. Face à ce constat, les doyens de facultés de médecine souhaitent changer la donne.

Le numerus clausus, qui désigne le nombre maximal d’étudiants reçus au concours en fin de PACES (première année commune des études de santé), « est un échec », a estimé vendredi Jean-Pierre Vinel, président des doyens lors de leur 3e conférence, qui se tient tous les deux ans.

Créé en 1971 pour réguler la démographie médicale, ce numerus par faculté est décidé chaque année par arrêté ministériel. Mais « le vrai problème, c’est la répartition des médecins, une fois formés, sur le territoire. Or le numerus clausus est inadapté pour résoudre cette difficulté », selon M. Vinel, doyen de la fac de Toulouse.

Les doyens d’université préconisent donc un assouplissement des règles, en décidant par exemple du numerus clausus d’une université en fonction de ses capacités de formation, notamment pratique. Elles sont, selon M. Vinel, plus élevées en région parisienne et au sud que dans d’autres villes, qui bénéficient pourtant d’un numérus clausus supérieur, rapporté au nombre de candidats. (...)