En France, le Samu-SAS compte une hausse de 30 % à 50 % des appels, une conséquence directe de la grève des médecins libéraux qui a débuté lundi 5 janvier en France. Les services d’urgence déjà fragilisés par les épidémies hivernales font maintenant face à une trop forte affluence, rendant les conditions de travail beaucoup plus difficiles qu’elles ne l’étaient déjà. Face à une situation jugée « intenable », le principal syndicat de médecins urgentistes tire la sonnette d’alarme.
Épidémie de grippe, pénurie de lits d’hospitalisation ou encore réduction des effectifs pendant les fêtes de fin d’année : à une situation déjà fragilisée vient s’ajouter en France la grève des médecins libéraux débutée lundi 5 janvier. Les services d’urgences sont alors soumis à une tension encore plus forte.
Les cabinets des médecins traitants étant fermés, les malades se tournent vers les Samu-SAS, les services d’accès aux soins qui sont saturés. Le syndicat Samu Urgence de France (SUDF) réclame une modification du cadre réglementaire pour faire face à cette situation.
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– (France24/AFP)
Médecins libéraux : début d’une grève de dix jours prévue pour aller crescendo
Vent debout contre des "politiques qui les piétinent", les médecins libéraux de ville et des cliniques débutent lundi (5janvier) une grève de dix jours qu’ils prédisent très suivie, prévue pour monter progressivement en puissance et aller vers une "fermeture totale" des blocs opératoires ce week-end.
Le mouvement, lancé par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, commence lundi par la fermeture des cabinets de certains praticiens, une réduction d’activité ou une "grève administrative" pour d’autres.
Il doit s’intensifier au fil des jours et mener à une "grève dure", "l’arrêt des blocs opératoires" des cliniques du 10 au 14 janvier, et en point d’orgue une manifestation à Paris samedi après-midi.
"Le mouvement sera excessivement suivi", affirme le syndicat CSMF. Du côté des cabinets de ville, une plateforme en ligne, lancée par le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France, enregistrait lundi 15.600 déclarations de grève à la mi-journée.
"Continuité des soins"
Les grévistes dénoncent entre autres un budget de la Sécu insuffisant face à des besoins croissants, des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes médicaux, en "contournant" le dialogue social, ou encore une limitation des prescriptions d’arrêt de travail.
Ils fustigent diverses "attaques politiques" contre leurs dépassements d’honoraires - en forte augmentation selon plusieurs rapports - et craignent encore la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.
La fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l’ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement. (...)
Les cliniques assureront la "continuité des soins" pour les patients déjà hospitalisés, mais les entrées se réduiront pour arriver à un "arrêt total" le 10. (...)
La grève pourrait mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales. (...)