La réduction des émissions n’est pas une option à prendre ou à laisser, mais plutôt une affaire d’urgence. Une nouvelle étude financée par l’UE et réalisée par l’European Geosciences Union (EGU), qui explique que la majorité de la population mondiale respirera un air de mauvaise qualité en 2050 si nous maintenons le statu quo, vient rappeler que le temps presse.
Dans leur article paru dans la revue scientifique de l’EGU, Atmospheric Chemistry and Physics, les scientifiques de Chypre, du Danemark, d’Allemagne, d’Italie et d’Arabie saoudite prévoient que d’ici 2050, à savoir dans moins de 40 ans, tout citoyen dans le monde sera soumis à une pollution atmosphérique semblable à celle d’Asie de l’Est aujourd’hui. La pollution atmosphérique constitue un risque important pour la santé qui devrait empirer avec l’augmentation des activités industrielles ; et selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la pollution atmosphérique en zone urbaine serait responsable chaque année de 1,3 million de décès dans le monde entier (...)
L’un des auteurs de l’étude, Greet Janssens-Maehout, du Centre commun de recherche (JRC - Joint Research Centre) de la Commission européenne en Italie, commente : « À l’heure actuelle, les négociations climatiques qui ont suivi le protocole de Kyoto progressent à un rythme lent et l’on ignore si les politiques sur la qualité de l’air auront une portée mondiale. Dans les régions présentant une croissance économique, il sera plus difficile d’établir des mesures de réduction des émissions en raison de la forte croissance des activités dans des secteurs particuliers ; dans les pays souffrant de la crise économique, il sera difficile de mettre en oeuvre des mesures onéreuses de la qualité de l’air au cours des prochaines années. » (...)
L’étude internationale a conclu que « des actions fermes et une législation efficace » étaient nécessaires « pour éviter une détérioration drastique de la qualité de l’air, laquelle pourrait avoir de graves conséquences sur la santé humaine ». (...)