L’utilisation grandissante de produits chimiques dans les pays en développement entraîne un plus grand risque d’exposition à des substances dangereuses
Une nouvelle étude montre qu’une gestion rationnelle des produits chimiques peut offrir des avantages économiques substantiels et soutenir une économie verte
le 05 septembre 2012 - Selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), une action urgente des gouvernements et de l’industrie est nécessaire afin de limiter l’augmentation des risques sanitaires et environnementaux posés par la gestion non durable des produits chimiques à travers le monde.
Ces risques sont aggravés par des modifications constantes dans les modes de production, d’utilisation et d’élimination des produits chimiques. Le problème concerne aussi bien les pays développés et que les pays émergents et les économies en développement, où les garanties et les règlements sont souvent plus faibles, affirme le rapport.
Ce nouveau rapport intitulé "Global Chemicals Outlook" (en français "Perspectives mondiales en matière de produits chimiques"), publié aujourd’hui, met en évidence le lourd fardeau économique que représente ces substances chimiques, en particulier pour les pays en développement.
En Afrique sub-saharienne, on estime que les coûts résultant des intoxications aux pesticides dépassent maintenant le somme totale annuelle de l’aide publique au développement accordée à la région en matière de soin de santé de base, à l’exclusion de l’aide publique pour le VIH/SIDA.
Dans la même région, on estime que le coût total des maladies et des blessures liées aux pesticides pourrait atteindre 90 milliards de dollars (USD) d’ici 2020.
Une gestion saine des produits chimiques peut aider à réduire les charges financières, les problèmes de santé et les niveaux de pollution. Cela aurait aussi un impact positif sur les moyens de subsistance, la préservation des écosystèmes, et le développement des technologies vertes, indique l’étude. (...)