Le morbilivirus continue de décimer les populations de grands dauphins le long de la côte est des États-Unis. Au 10 novembre 2013, on comptait 782 carcasses découvertes sur les plages. La semaine dernière, des scientifiques de Floride ont confirmé le premier cas de morbilivirus dans leur État. Le virus s’est propagé le long des côtes et affecte le sud à mesure que les dauphins migrent. Plus grave encore, d’autres cétacés seraient aussi touchés.
La cause est connue, mais il est impossible de la contenir. L’hécatombe de grands dauphins sur la côte est des États-Unis continue. En cinq mois, 782 échouages ont été repérés, contre 75 en moyenne pour les années 2007 à 2012. Les autorités rapportent que des carcasses sont trouvées à présent sur les plages de Caroline du Sud et de Floride. Les grands dauphins sont migrateurs, ils rejoignent le sud pour passer l’hiver, et ont donc propagé le morbilivirus, pathogène identifié comme le principal en cause dans cette hécatombe.
Le phénomène, classé comme un « événement de mortalité inhabituelle » par la NOAA, est peut-être bien le plus important recensé depuis au moins trente ans. (...)
En Floride, les scientifiques surveillent toutes les plages. L’équipe de Megan Stolen est incapable de dire où en est l’événement. Par ailleurs, un cas de mortalité inhabituel a été déclaré dans l’estuaire, l’Indian River Lagoon, où 54 grands dauphins sont morts depuis juillet 2013. La cause serait plutôt liée à l’intoxication des animaux par des blooms algaux toxiques. Si les dauphins migrateurs d’Atlantique étaient amenés à rencontrer ceux de l’estuaire, on peut s’attendre à une augmentation des décès sur les plages de Floride