Les salariés portugais, privé et public confondus, devraient répondre massivement mercredi à l’appel à la grève générale lancé par leurs syndicats, unis pour la première fois depuis 1988 pour dénoncer l’austérité imposée par le gouvernement, sous la pression des marchés.
Après les importants mouvements sociaux qu’ont connus récemment la Grèce, l’Espagne ou la France, le Portugal devrait être à son tour paralysé par ce qui sera, selon les syndicats, "la plus grande grève de toujours".
"La mobilisation des travailleurs est énorme", assure Manuel Carvalho da Silva, secrétaire général de la CGTP, la principale centrale syndicale du pays. Alors que le Portugal se retrouve, après la Grèce et l’Irlande, dans la mire des marchés financiers, le dirigeant syndical appelle le gouvernement socialiste de José Socrates à refuser le "chantage des usuriers internationaux" et leur "recette de sacrifices".
Le Parlement portugais doit définitivement adopter vendredi un budget d’une rigueur sans précédent (...)
(...) Lundi, le patron des syndicats européens, le Britannique John Monks, était à Lisbonne pour "aider à la préparation" de la première grève générale unitaire depuis 1988. Lors d’une conférence de presse, il a prédit "beaucoup d’agitation et de grèves générales dans les mois qui viennent" en Europe.