La police vénézuélienne a dispersé jeudi 9 avril à l’aide de gaz lacrymogènes des manifestants à Caracas pour aller réclamer des augmentations de salaire devant le palais présidentiel de Miraflores. Les travailleurs s’étaient réunis ce jeudi 9 avril pour, une fois encore, exiger la revalorisation des salaires, et notamment du salaire minimum, qui atteint à peine un demi-dollar. Des manifestants en colère qui exigent de véritables changements sociaux dans un pays désormais sous tutelle de Washington.
L’ambiance était électrique ce jeudi dans les rues de la capitale vénézuélienne, les autorités barrant le passage des manifestants dont l’intention était d’arriver jusqu’au palais présidentiel de Miraflores.
Cette manifestante est en colère, elle est professeure et gagne une misère, elle est venue réclamer un salaire digne : « 130 bolivars ! Une douzaine d’œufs coûte 1 800 bolivars ! »
Et comme la plupart des fonctionnaires, elle doit cumuler les emplois : « Je vends des vêtements, je vends des chaussettes ! Hein ! La Constitution prévoit que mon salaire devrait être suffisant pour m’alimenter, pour m’habiller, pour acheter mes médicaments et pour me divertir. Moi je ne me divertis pas ! »
La promesse d’augmenter le revenu de base, faite à la télévision publique par Delcy Rodriguez, elle n’y croit plus.
« Il y en a de l’argent, Mme Delcy Rodriguez. L’argent du pétrole. Elle a dit qu’il devait être destiné aux salaires. Elle a menti ! » (...)