Sarkozy aura eu un immense mérite. Il aura révélé encore plus que ces prédécesseurs et de la façon la plus brutale la nature du système qui enserre la vie des citoyens.
La question des retraites est particulièrement éclairante. Un Président qui décide de tout, y compris en contradiction avec ses propres engagements ; une presse aux ordres qui explique que ces choix sont la voie de la raison ; des parlementaires qui n’ont pour rôle que de servir de porte paroles sans idées personnelles ; une opposition engluée dans sa contradiction principale entre l’acceptation des règles des marchés financiers et la nécessité électorale de ne pas se couper du mouvement social. Et, par-dessus tout cela, une union européenne dont le rôle principal est d’imposer les règles pour aider les gouvernements, quels qu’ils soient, à s’opposer à leurs propres peuples.
Tout est soumis à cette nouvelle loi divine : satisfaire les marchés financiers.(...)
Il est grand temps de laisser le peuple trouver par lui même les moyens de gouverner pour lui-même et par lui-même.