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Slate.fr
Nous avons tué nos week-ends
Article mis en ligne le 11 mai 2017
dernière modification le 9 mai 2017

« Quand mon propre fils, alors âgé de 12 ans, a commencé à me demander, le dimanche soir “c’était vraiment le weekend, ça ? Tu plaisantes ?", j’ai compris ce qu’il voulait dire. Dans notre famille, composée de quatre personnes, les weekends étaient devenus aussi engorgés que les jours de semaine. Mon mari et moi faisions la navette pour emmener les enfants au sport, et jouer chez leurs copains, nous passions notre temps à nettoyer et à réparer ce qui n’allait pas dans la maison, à faire les machines– en gros à faire tout ce qui avait été négligé dans nos semaines d’individus ayant des métiers et débordés. (...) Ce que mon fils déplorait ce n’était pas qu’un formidable weekend touche à sa fin, mais le fait que son samedi et son dimanche n’avaient justement pas du tout eu l’allure d’un weekend ; il était à peine possible de les distinguer des cinq jours précédents. »

Dans un article du Guardian, Katrina Onstad, auteure d’un livre intitulté « The weekend effect », déplore la transformation de notre repos en temps de productivité et de consommation : « Nous avons tué le weekend. Nous l’avons rempli d’activités qui nous laissent essorés et insatisfaits, prompts au blues du dimanche soir. »

Cette disparition du weekend pour laisser place à une productivité omniprésente est le pendant déjà remarqué pour le matin par exemple. Le Monde notait ainsi en 2016 que de plus en plus d’activités étaient proposées le matin dans les pays anglo-saxons, ainsi qu’une valorisation du réveil précoce, qui commençait à toucher la France : (...)