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"Nous avons moins de lits et moins de personnel qu’avant la crise" alerte l’urgentiste Christophe Prudhomme
Article mis en ligne le 19 juillet 2020

Selon l’urgentiste, il reste de nombreux problèmes non réglés après ces accords. "Le recours à l’intérim pour les nuits, les weekends, les jours fériés, les heures supplémentaires pour les médecins sont moins bien payés que les heures normales", énumère Christophe Prudhomme. Il s’inquiète aussi pour les créations d’emplois, promises, mais non inscrites noir sur blanc dans les accords du Ségur de la Santé. "On nous dit peut-être 7 500 postes pour 2 000 établissements, c’est trois emplois par établissement, ce n’est pas à la hauteur des besoins". Dernière revendication importante pour les soignants, l’arrêt des fermetures de lits.

Ces accords pourtant signés par des syndicats, mais qui ne sont pas forcément représentatifs selon le porte-parole des urgentistes de France, du moins des syndicats qui ne participent pas aux manifestations des soignants depuis un an, rappelle Christophe Prudhomme. "Autour de moi, majoritairement, mes collègues sont très déçus, voire en colère". 
Et ce n’est pas la reconnaissance de la nation en ce 14 juillet qui l’apaise. Au contraire
(...)

Les hôpitaux encore plus mal en point qu’avant la crise

La situation est-elle en train de déraper en Seine-Saint-Denis ? Un nouveau foyer épidémique est apparu dans une école à Saint-Ouen, où le port du masque est désormais imposé dans les lieux clos, mais pour le chef des urgences de l’hôpital de Bobigny, la situation reste sous contrôle. "Nous avons un certain nombre de foyers, ce qui était à prévoir. Des cas surtout jeunes, or la mortalité touche surtout les plus de 65 ans", explique Christophe Prudhomme. En Ile-de-France, une trentaine de clusters sont aujourd’hui actifs depuis moins de deux semaines, et sous surveillance, selon l’ARS. 
Christophe Prudhomme est toutefois inquiet, en cas de nouvelle vague dans les semaines ou mois à venir. "Faut être clair, nous ne serons pas en capacité de réagir à hauteur de ce que la population est en droit d’attendre. Nous avons moins de lits qu’avant la crise, et moins de personnel, parce là, la déception provoque des démissions !"