La recherche sur les virus et bactéries dangereux est importante, mais pour les agents pathogènes les plus mortels, il n’est pas certain que les avantages en valent les risques. Le ministère américain des Transports a déclaré qu’il enquêtait sur Neuralink, la société d’Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux, en raison du transport potentiellement illégal d’agents pathogènes dangereux. Des allégations selon lesquelles Neuralink aurait transporté illégalement des implants prélevés sur des animaux décédés et infectés par des agents pathogènes reposent sur les déclarations du Physician’s Committee of Responsible Medicine (PCRM)
Neuralink est une startup américaine neurotechnologique qui développe des implants cérébraux d’interfaces neuronales directes, cofondée par Elon Musk. La société vise à développer des composants électroniques pouvant être intégrés dans le cerveau, par exemple pour augmenter la mémoire ou piloter des terminaux, et éventuellement pour mieux marier le cerveau et l’intelligence artificielle. (...)
Les violations présumées auraient pu exposer les humains à des germes dangereux, notamment des bactéries résistantes aux médicaments et un herpèsvirus potentiellement mortel. (...)
La société continue d’exploiter des installations de recherche en Californie et au Texas, ses actions posaient un risque sérieux et continu de poser un risque pour la santé publique. Neuralink continue d’employer le neurochirurgien qui a supervisé les expériences au cours desquelles les violations ont été commises et peut employer d’autres personnes qui ont été impliquées de la même manière.
Le Comité des médecins a déjà fait remarquer que les dispositifs implantés comme ceux de Neuralink s’accompagnent d’une myriade de problèmes, notamment la difficulté de les réparer et un potentiel élevé de complications médicales graves chez les patients. Le groupe demande instamment à Neuralink de mettre immédiatement fin à ses expériences sur les animaux et de se concentrer sur l’amélioration des interfaces cerveau-machine non invasives. (...)
Les incidents, qui se sont produits en 2019, ont suscité l’inquiétude du personnel de l’Université de Californie, Davis, où Neuralink a mené des expériences invasives et mortelles sur des macaques rhésus jusqu’en 2020. (...)
« Les dossiers suggèrent que les pratiques négligentes de Neuralink constituent un danger pour la santé et la sécurité publique », déclare Deborah Dubow Press, avocate générale associée du Comité des médecins. (...)
En février 2022, Neuralink a fait l’objet d’un recours en justice de la part d’un groupe de défense des droits des animaux qui l’accusait de maltraitance animale. La startup du milliardaire aurait soumis des singes à une « souffrance extrême » pendant des années d’expériences macabres. Les animaux auraient servi d’ « hôtes pour des implants crâniens expérimentaux hautement invasifs, alors qu’ils recevaient des soins inadéquats ». Les tests de puces cérébrales de Neuralink cités par le document de la plainte concernent 23 singes et auraient eu lieu entre 2018 et 2020. (...)