Narges Mohammadi, éminente défenseure des droits humains en Iran, est depuis de nombreuses années victime de la répression du gouvernement iranien pour son activité militante en faveur de l’abolition de la peine de mort.
partisane d’une campagne contre la peine de mort et vice-présidente du Centre pour les défenseurs des droits humains en Iran, fermé de force le 21 décembre 2008 par les autorités. Le 18 mai 2016, la branche 15 du tribunal révolutionnaire a confirmé la peine de la défenseure des droits humains à 16 ans de prison pour plusieurs chefs d’accusation dont « adhésion au groupe [désormais interdit] Pas à pas contre la peine de mort », pour avoir « participé à un rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et « propagande contre l’État ».
AVEC DE MULTIPLES PROBLÈMES DE SANTE, LA DÉFENSEURE EST EN DANGER
Cette lourde peine intervient après des années de harcèlement ponctuées de périodes de détention, qui ont eu des conséquences dévastatrices sur sa santé. Aujourd’hui, Narges encourt de graves risques pour sa santé. Elle souffre notamment d’une embolie pulmonaire et de troubles neurologiques qui peuvent lui causer des crises et une paralysie partielle temporaire. Elle a besoin de soins médicaux spécialisés constants, qui ne peuvent pas lui être prodigués en prison.
MAIS ELLE CONTINUE DE SE BATTRE POUR LES DROITS HUMAINS
Le 24 décembre 2019, Narges Mohammadi a été transférée à la prison de Zanjan après avoir participé à un sit-in pacifique à la prison d’Evin pour commémorer les manifestants tués par les forces de sécurité lors des manifestations de novembre 2019. Elle a écrit une lettre ouverte depuis la prison dans laquelle elle affirme avoir été soumise à ce qui constituerait un traitement cruel, inhumain et dégradant lors de son transfert.
Aussi, depuis août 2019, Narges Mohammadi se voit refuser tout contact avec ses enfants, qui ont déménagé à l’étranger en juillet 2015 pour vivre avec leur père après son arrestation en mai 2015.
Signez pour que Narges Mohammadi soit libérée ainsi que tous les prisonniers d’opinion iraniens. (...)