C’est un mauvais film. Celui de la « vieille vague » néolibérale.
Draghi, Macron et Tirole représentent les figures dépassées d’un système « à bout de souffle ». On aura remarqué que la plupart des commentateurs fascinés par l’idéologie faisant de la finance le maître du monde saluaient encore il y a quelques mois le « tournant social-démocrate » de François Hollande, alors qu’en fait de tournant, il tournait le dos à la social-démocratie.
. Et, voici quelques semaines à peine, le tournant avait tourné un peu plus puisqu’il était devenu « social-libéral ». Enfin, la « révolution » (au sens premier du terme) du gouvernement s’était accomplie puisque celui-ci était parvenu à « la feuille de route libérale d’Emmanuel Macron » (Le Monde du 16 octobre 2014). Désormais, les deux principaux instruments de politique économique, à savoir la politique monétaire et la politique budgétaire, sont en phase pour aller le plus loin possible dans la soumission de la société au impératifs du capital.
Je reviens ici sur le chemin qui va de la politique monétaire néolibérale à sa jumelle budgétaire. (...)