Enquête
Plus de 11 000 TER ont été supprimés dans la région, en 2022. Ici comme ailleurs en France, le système ferroviaire, découpé en plusieurs entreprises publiques, empêtré dans les lourdeurs administratives et sous-financé, paraît incapable de répondre aux attentes des usagers. Et encore moins de relever le défi du réchauffement climatique.
C’est la France qui se lève tôt et arrive en retard, la France des trains à l’arrêt. Sur les écrans bleus des gares SNCF des Hauts-de-France, la deuxième plus grande région ferroviaire du pays (en nombre de voyageurs quotidiens), s’affichent des trains express régionaux (TER) qui n’existent plus parce qu’ils ont été annulés, la veille ou le jour même, faute de conducteurs, de contrôleurs ou de matériel. « Supprimé » ; « Supprimé » ; « Supprimé ».
Dans les gares d’Amiens, Arras, Béthune (Pas-de-Calais), Beauvais, Creil (Oise), Lille ou Hazebrouck (Nord), devenues salles des pas perdus, des heures envolées et des coups de téléphone rageurs pour prévenir des retards, la scène se répète, matin, midi et soir, dans une posologie qui épuise le corps social et dit combien le service public du train, celui des petites lignes et des trajets quotidiens, est fragile. (...)
- La division en plusieurs entité de la SNCF qui se facturent les prestations les unes aux autres.
Ex : TER paye à Réseau le droit de rouler, et à Gare et connexion le droit de s’arrêter en gare…et d’en repartir…
— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
- Le nombre de cadres intermédiaires (qui ne sont jamais sur le terrain).
On est les champions du monde de collage de post-it sur tableau.
On a des « statistiques camemberts », des commissions, et des « challenges » imbitable.— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
Ou si ils pensent vraiment que tout va bien.
On paye CASH les années Pepy.
Pepy a détruit la Sncf à point tel.
(Il est pas seul, les différents gouvernements successifs l’ont bien aidé à coups de réformes).— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
Nous sommes passé d’une entreprise fortement syndiquée (post Covid) a une entreprise de démotivation que même les syndicats peinent à gérer.
Partout où je passe et où je discute, les discours sont les mêmes.
(Il y a quand même des trucs positifs mais ils sont si peu nombreux…)
— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
Quand je dis « moins de trains ».
Vous aurez VRAIMENT moins de trains.
— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
Dernier point. Notre directeur actuel. Mr Farandou.
Je crois sincèrement, et j’espère ne pas me tromper, qu’il fait ce qu’il peut pour redresser la barre.
Il a gravit les étages dans la maison SNCF (pas comme le précédent).— BB27000 (@BB27000) October 16, 2022
BB27000 :
Alors, le seul moyen pour vous d’agir, c’est d’interpeller @CBeaune
L’avenir de la SNCF, l’avenir écologique du transport, dépend de vous.
Parce que nous, on est plus assez nombreux pour le faire.