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Et voilà le travail !
Le surprésentéisme, travailler malgré la maladie
Article mis en ligne le 19 octobre 2013
dernière modification le 15 octobre 2013

Un dossier urgent à terminer, la peur des réflexions du patron ou du regard des collègues au retour au bureau, de se voir refuser une prolongation de contrat ou une promotion, l’absence de salaire les jours de carence… Malade, le dilemme entre rester chez soi pour se soigner et partir quand même bosser peut rapidement pencher pour la deuxième solution.

La présence au travail est anormale

Le surprésentéisme, c’est ça : le comportement des personnes dont la présence au travail est anormale compte tenu de leur état de santé. Dans son ouvrage, Le surprésentéisme, travailler malgré la maladie, Denis Monneuse présente la notion, encore peu connue en France, mais déjà explorée par les chercheurs canadiens (nous en avons déjà parlé).

Il pointe les métiers les plus touchés et la pression des supérieurs, des collègues, et même des clients, qui incitent à ne pas s’écouter. « On sait par exemple que deux tiers des salariés de La Poste en Suisse ont déjà renoncé ou différé une visite chez le médecin de crainte de nuire à l’activité de leur équipe du fait de leur absence », indique Denis Monneuse dans son livre.

Il cite aussi les propos de Jacques, délégué syndical de la CGT à la SNCF, « très fier d’annoncer qu’il n’a pas pris un seul jour d’arrêt maladie en plus de vingt ans de carrière. Même quand sa santé est chancelante, il lui semble important de venir travailler pour faire preuve de solidarité avec ses camarades et faire honneur au service public ». Le surpésentéisme toucherait aussi 80% des médecins norvégiens et des professionnels de la santé britanniques. (...)