De Tunisie en Egypte, de Maroc en Lybie, de Djibouti à Pékin en passant par le Yémen et Bahrein… Le parfum du jasmin parcourt le monde. On rêverait qu’il embaume la terre… À Tripoli et Benghazi, l’horrible Khadafi mobilise ses réserves françafricaines et ne craint pas de devoir s’en aller dans le sang. À Djibouti aussi, archétype néo-colonial, la répression se voudrait de fer – mais le pouvoir a déjà dû relâcher les trois leaders de l’opposition arrêtés samedi. En Chine, le mot « jasmin » est filtré sur internet. En France, le filtrage est voté – en train d’être examiné par le Conseil constitutionnel, avec le reste de la Loppsi ; où l’on voit l’État ne pas craindre de se munir des moyens les plus autoritaires – pour les laisser demain entre les mains de Marine Le Pen ?
Ci-dessous, un tour bref d’horizon, emprunté à la « check-list » du Monde, auquel on a jouté quelques nouvelles de Djibouti, d’où les nouvelles parviennent au compte-goutte. Sans attendre le filtrage..(...)