La sécheresse devient préoccupante en Suisse, particulièrement pour le niveau des nappes phréatiques, déjà critique. Seules de longues et constantes précipitations leur permettraient de retrouver leur niveau habituel.
Alors qu’en 2021, une majorité du pays avait été davantage arrosée que la moyenne des dernières années, 2022 s’est soldée avec un déficit de précipitations important, selon les dernières statistiques de MétéoSuisse. Presque 50% de pluie en moins dans les zones comme le Tessin ou une partie du Valais. Et cette tendance se poursuit en ce début d’année.
"On est seulement à la mi-février et on a déjà à un large déficit. (...)
"Normalement, en hiver, les nappes devraient se remplir" (...)
Une solution existe : remplir artificiellement les nappes. "C’est quelque chose qui se fait dans quelques villes comme Genève ou Bâle, où on avait surexploité les nappes dans le passé. Maintenant, on les dote [en eau] et on a pu augmenter considérablement les niveaux", explique encore Daniel Hunkeler.
Ainsi, à Genève, l’Arve alimente par infiltration l’une des nappes phréatiques du canton durant l’hiver. Mais cette possibilité est irréalisable dans d’autres régions du pays, comme en Valais ou au Tessin. La nature du sol y rend les nappes phréatiques beaucoup plus perméables. (...)
Le problème de la sécheresse est aussi criant dans plusieurs régions d’Europe en ce début d’année, notamment dans le nord de l’Italie, où la situation est pire que l’an dernier. (...)