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Libération
Le Groenland surchauffe avec des températures 20°C à 30°C supérieures à la moyenne
Article mis en ligne le 27 décembre 2021

Après un été bouillant, voilà que l’hiver aussi se réchauffe au cercle polaire. Si les records de chaleur ne sont pas battus, le dérèglement climatique continue de faire grimper le mercure en flèche.

Après un été bouillant, voilà que l’hiver aussi se réchauffe au cercle polaire. Si les records de chaleur ne sont pas battus, le dérèglement climatique continue de faire grimper le mercure en flèche.

Il fait toujours plus chaud aux endroits les plus froids de la planète. Ces derniers jours, le Groenland a enregistré des températures allant jusqu’à 20°C à 30°C au-dessus des moyennes saisonnières. Le mercure a même été positif à certains endroits de l’île arctique, selon l’institut météorologique danois, DMI. (...)

« L’une des raisons pour lesquelles nous observons des températures élevées est le phénomène météorologique du foehn. » Comprendre un vent chaud, assez courant sur la plus grande île du monde, explique Caroline Drost Jensen, une climatologue de DMI. Malgré tout, « il est un peu inhabituel qu’il se produise sur une zone aussi vaste et simultanément sur une longue période », précise la spécialiste. Car ce vent s’étend normalement sur les côtes du pays, en majorité à l’ouest.

Maigre espoir, ces températures particulièrement élevées ne sont pas sans précédent. Ni les records absolus ni les records des trente dernières années pour un mois de décembre n’ont encore été battus.

Un réchauffement trois fois plus rapide

Mais ne nous y trompons pas, la menace du dérèglement climatique est bien réelle aux pôles. « Le réchauffement climatique planétaire sous-tend les températures élevées que nous observons actuellement au Groenland, et fait qu’elles sont généralement plus élevées […] que par le passé », résume l’experte sur le climat.

Cet été déjà, une vague de chaleur avec des températures de plus de 10°C supérieures aux normales saisonnières avait provoqué un épisode de fonte « massive » de la calotte glaciaire au Groenland. (...)

Autre signal fort de la catastrophe en cours, il avait plu mi-août au sommet du plus haut point du Groenland, à plus de 3 216 mètres d’altitude. Du jamais-vu.