"Si la machine économique tardait à reprendre, le pays irait droit vers le suicide collectif. Une contre-révolution ou une révolution dans les régions marginalisées plongerait le pays dans l’anarchie," a-t-il souligné dans un discours aux chefs d’entreprises réunis au siège de l’Union tunisienne pour l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).
Le président avait appelé les partenaires sociaux ce mois à une "trêve sociale", visiblement sans grand succès.
"Je m’adresse à vous pour vous demander de lever ces barricades sur les routes et d’arrêter ces grèves afin d’éviter une tragédie. Aucun Etat ne peut accepter le suicide", a dit Moncef Marzouki souhaitant ne pas "être acculé à appliquer la force de la loi si la langue du dialogue échouait".
Ce discours intervient alors que l’Assemblée constituante poursuit ses discussions sur la composition du gouvernement et son programme présentés jeudi par le chef du gouvernement, l’islamiste Hamadi Jebali.