Depuis dix-huit mois, la colère des Grecs contre des mesures gouvernementales qui ne font qu’empirer une situation déjà catastrophique attire un nouveau genre de visiteurs : l’anarcho-tourisme. Rencontres.
« On n’est pas des branleurs pseudo-anarchistes qui se permettent de rejeter le système capitaliste grâce à l’argent de papa. »
L’espagnol Morja, l’Allemande Chris et les Américains Ximo et Gil se sont rencontrés en arrivant à Athènes, il y a quelques semaines. Ils font partie de ces militants trentenaires et quarantenaires qui se déplacent au gré des crises dans le monde.
Certains sont allés en Egypte et en Tunisie au printemps ; d’autres ont suivi les « Indignés », des Etats-Unis à l’Espagne en passant par le Brésil.
Anarchistes revendiqués, ils ne sont pas encartés. A part Morja, ils ont tous un passé de militants au sein d’une extrême gauche « trop molle », selon Gil. Ils rêvent d’un anarcho-syndicalisme solidaire et mondial, pour une « Action directe pacifique et désarmée ». (...)