
Créée par Emmanuel Macron en 2020, l’ANCT consacre un tiers de son budget de 60 millions d’euros à payer très cher des cabinets de conseil privés. Quelques mois seulement après l’« affaire McKinsey », le malaise est sensible parmi les agents de cette structure publique.
La vie est bien faite, un vrai miracle. En 2019, pour la mission de « préfiguration » de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), nouvelle structure publique appelée à voir le jour le 1er janvier 2020, le cabinet de conseil EY (ex-Ernst & Young) est appelé à la rescousse par l’Etat.
En lien avec la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), porte d’entrée des consultants privés dans le domaine public, la firme enchaîne plusieurs missions sur le sujet. Son travail global est facturé plus de 2,4 millions d’euros, selon les calculs de la commission d’enquête sénatoriale qui a soulevé l’« affaire McKinsey » en mars dernier. Mais le lien privilégié entre l’ANCT et EY perdure.
A peine née, l’Agence lance en mars 2020 un grand appel d’offres pour des marchés publics de « prestations d’ingénierie d’appui aux territoires ». L’accord-cadre est divisé en 36 lots. (...)
#UberFiles : les "économistes" macronistes comme #Bouzou nous ont donné des leçons pendant toute la campagne, on apprend aujourd'hui que certains étaient payés par Uber pour cautionner l'argumentaire des VTC.
Surpris ? Non. ⬇️ pic.twitter.com/bKUJ5AGnHY
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) July 11, 2022