Dans son hommage au lieutenant-colonel Beltrame à l’Assemblée nationale, le président des Insoumis s’est adressé à un « frère », à ses troupes pour les mettre en garde et au gouvernement pour fermer la séquence post-présidentielle.
Il faut le dire et le redire. Le 27 mars, à l’occasion des questions orales au gouvernement à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a fait, en moins de deux minutes trente, une intervention forte et digne. Très forte et très digne, même. Le Premier ministre, qui le regardait attentivement de son banc, ne s’y est pas trompé. (..)
Arnaud Beltrame, héros de la condition humaine. #ArnaudBeltrame #DirectAN #QAG pic.twitter.com/ejtWyFkd0V
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 27 mars 2018
On a même cru déceler une émotion contenue chez Édouard Philippe qui, concentré, écoutait le président du groupe de La France insoumise. Il ne l’a pas applaudi car les ministres n’ont pas le droit de le faire dans cette enceinte mais tous les députés de la majorité, debout avec « les Insoumis », ont salué sa déclaration. Seuls, ceux du groupe Les Républicains et ceux d’extrême droite siégeant parmi les non inscrits sont restés figés. Volontairement. Refusant de s’associer à ce moment unique au palais Bourbon (...)
Une députée de l’Aude de La République en marche et les six présidents des autres groupes politiques de l’Assemblée venaient de se succéder les uns après les autres, procédure rarissime, pour interroger le chef du gouvernement sur la prise d’otages dramatique, le 23 mars, dans un supermarché de Trèbes, une petite ville paisible non loin de Carcassonne (Aude).
Le terroriste islamiste avait tué trois personnes dans son équipée criminelle –le passager de la voiture qu’il avait volée, un client du magasin, le responsable du rayon boucherie– et exécuté le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui s’était offert au tueur en échange de la libération d’une jeune femme. Le conducteur de la voiture volée, lui, avait été très grièvement blessé par le preneur d’otage qui avait finalement été abattu lors de l’assaut donné par le GIGN. (...)
si le caractère remarquable de son l’intervention été, selon une lapalissade, remarqué, et sa dignité saluée, l’analyse du propos a été assez largement mise de côté, voire même ignorée. Or, elle mérite d’être faite (...)