Une grève déclenchée dans la soirée du mercredi 25 mai paralysait, jeudi matin, la circulation des trains en Wallonie. Le mouvement a eu des répercussions immédiates dans la Région de Bruxelles-Capitale et en Flandre, même si la plupart des lignes étaient exploitées normalement dans le nord du pays. Certains trains arrivant dans les villes flamandes partent, en effet, de Wallonie.
Aucun train ne roulait dans cette région au début de la journée. Des piquets de grève étaient installés devant les grandes gares, tandis que le personnel d’accompagnement et des cabines de signalisation croisait les bras. Le trafic vers la France, notamment entre Tournai et Lille, devait également être perturbé, comme celui des Thalys reliant Bruxelles à Paris.
D’autres actions et une grève générale
Les deux grands syndicats des chemins de fer, socialiste et chrétien, ont convoqué la grève pour protester contre une décision de HR-Rail, la société qui emploie le personnel de la SNCB. Une note interne a mis le feu aux poudres. Elle évoquait la suppression de jours de récupération pour les cheminots. Les syndicats redoutent dès lors une remise en question de la semaine de travail de 36 heures actuellement en vigueur. Une autre grève était prévue pour le mardi 31 mai. Certains syndicalistes évoquent un mouvement « au finish », jusqu’à cette date au moins. (...)
Après une manifestation nationale qui a rassemblé 60 000 personnes à Bruxelles, mardi, les organisations syndicales annoncent d’autres actions et une grève générale pour protester contre le programme économico-social de la coalition au pouvoir. (...)
Mercredi, la coalition espérait pourtant avoir réglé un autre conflit, celui qui paralyse les prisons de Wallonie et de Bruxelles depuis un mois. Un protocole d’accord, conclu après dix rounds de négociation, doit être soumis aux surveillants pénitentiaires. (...)