À quelques kilomètres du centre de conférences où les gouvernements fanfaronnent sur les bienfaits du développement durable, les habitants du quartier de Santa Cruz subissent les impacts d’un vaste complexe sidérurgique allemand, financé par la banque nationale du Brésil.
Après avoir pollué l’air et les eaux aux métaux lourds, détruit les écosystèmes locaux qui assuraient la subsistance de milliers de familles de pêcheurs, cette entreprise demeure éligible aux mécanismes de compensation promus à Rio+20. Reportage.
(...) Pointant les contradictions du gouvernement et dénonçant l’économie verte, plusieurs structures brésiliennes ont donc organisé, simultanément à la conférence officielle, un Toxic Tour (ou « tour des pollutions »), dont le complexe de ThyssenKrupp était une étape incontournable. Faut-il s’étonner que la compagnie minière Vale, qui vient de remporter le Nobel de la Honte, détienne un quart des parts de ce complexe sidérurgique ?