Ces hommes armés jusqu’aux dents sont, affirment plusieurs sources, en première ligne de la répression des manifestants. Selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ils seraient près de 6000 à agir directement sous les ordres du dictateur libyen et de ses enfants. Qui sont ces mercenaires et d’où viennent-ils ?
(...) Dans un article publié la semaine dernière dans Ouest-France sous le titre « Les mercenaires africains de Kadhafi », Colette Braeckman explique que El Gueddafi a commencé à rallier, dès 1977, plusieurs milliers de tourareg maliens et nigériens. Par la suite, il les intégrera à « sa légion islamique ». Légion qu’il utilisera pour asseoir son influence au Sahel et même au-delà. Mme Braeckman indique que c’est via le Tchad que le dictateur libyen a appuyé certains groupes rebelles du Darfour, avant de soutenir Charles Taylor au Liberia, Lansana Conté en Guinée (une cinquantaine de Guinéens seraient en Libye actuellement) et le clan Kabila dans sa lutte contre Mobutu. Jurant de se battre jusqu’à la dernière goutte de son sang et promettant de réprimer tous ses opposants dans un bain de sang, Mouammar El Gueddafi a ainsi ordonné à ces bandes de mercenaires de tirer sur tout ce qui bouge et de semer la terreur parmi ses opposants.(...)
Ce choix montre aussi qu’il se sait rejeté par toute la société. (...)